Concevoir un livre photo : les coulisses du projet SynchroniCITÉ

Avr 10, 2026 | Accueil, Ma démarche | 4 commentaires

Sommaire

I. Avant-propos : le livre comme destination

II. L’intention : trouver le fil conducteur

III. L’editing : construire une narration visuelle

IV. La mise en page : donner du rythme aux images

V. La place du texte : un soutien à la lecture visuelle

VI. Le choix des matières : faire du livre un bel objet

VII. Autoédition : pourquoi j’ai choisi l’indépendance

VIII. Le défi technique : de l’écran à l’imprimerie

IX. Financement : le pari réussi du crowdfunding

X. Conclusion : et si c’était à refaire ?

 

I. Avant-propos : le livre comme destination

À mes yeux, la photographie trouve son véritable aboutissement dans le livre. Certes, une exposition, une publication dans un magazine ou sur un réseau social permettent de faire connaître un travail, mais aucun de ces formats ne le remplace vraiment.

Le livre offre un espace singulier, où les images ne se contentent plus d’exister seules, mais entrent en résonance, se répondent et construisent une véritable narration.

Au-delà de sa matérialité et de sa force d’expression, il est un document qui défie l’éphémère : il perdure dans le temps, traverse les générations et devient, au fil des années, le témoin précieux d’une époque. En figeant ainsi le regard, le livre photo acquiert une dimension historique et mémorielle que le numérique ne saurait égaler.

Dans cet article, je reviens sur les grandes étapes qui m’ont permis de concevoir mon livre SynchroniCité, en partageant au passage quelques conseils issus de mon expérience.

Réaliser un livre photo est une aventure exigeante, parfois coûteuse, mais profondément enrichissante, que je recommande à tout photographe passionné.

Il est néanmoins essentiel de ne pas se lancer sans avoir trouvé un véritable fil conducteur, une idée centrale, au risque de construire un livre sans cohérence, où les images peinent à dialoguer entre elles.

C’est ce chemin que nous allons parcourir ensemble dans les chapitres qui suivent.

II. L’intention : trouver le fil conducteur

Ce chapitre n’a pas vocation de présenter les différentes méthodes, si tant est qu’il en existe, pour trouver la trame narrative d’un livre photo. Il raconte juste mon parcours et mes réflexions qui en découlent.

Contrairement aux photographes qui arpentent la ville avec un dessein précis, mes premiers pas en tant que photographe de rue se sont fait à l’instinct. Mon apprentissage s’est fait de façon empirique. Plus je me vidais la tête, plus j’étais réceptif à mon environnement. Ce lâcher-prise m’a permis d’être dans une démarche vraiment authentique sans chercher à m’inspirer ou carrément à copier d’autres pratiques photographiques. Ainsi, je photographiais tout ce qui attirait mon regard.

Je sortais régulièrement. Au bout d’un certain temps, mon appareil photo est devenu un prolongement de moi-même. Et cela a encore renforcé mon lâcher-prise étant donné que je n’avais plus besoin de me concentrer sur la technique.

Le fil rouge de mon intention photographique est tombé sur moi un jour comme une sorte de révélation. La première scène à avoir marqué un tournant décisif dans ma pratique fut, comme je l’évoque dans l’introduction de mon livre SynchroniCITÉ, celle de la fameuse femme à la valise.

Pourquoi cette scène m’a-t-elle marqué plus que les autres ?

Sans doute d’abord parce qu’elle évoque le voyage, un thème auquel j’ai toujours été sensible. Mais surtout parce qu’elle introduit une double dimension dans la narration visuelle. Dès lors, je ne me contentais plus de photographier des personnes isolées de leur environnement ; au contraire, je m’attachais à saisir l’interaction entre le sujet et ce qui l’entoure pour inscrire le sujet dans une histoire et laisser au regard la liberté de l’inventer.

Le hasard des conjonctions devenait mon meilleur allié !

Avec le temps, des scènes de plus en plus remarquables m’ont conforté sur cette piste.

Désormais, j’avais l’intime conviction d’avoir trouvé le fil conducteur de mes sorties photo. L’idée d’un livre ne s’était pas encore imposée. C’est après ma première exposition, en 2022, intitulée Comédie Urbaine, que le projet d’un livre a commencé à prendre forme.

Concevoir un livre photo prend du temps, parfois même une vie entière.

Henri Cartier-Bresson a consacré près de vingt années à réunir les images qui donneront naissance à Images à la sauvette(1952). Car ce n’est pas tant l’objet livre qui exige du temps, mais bien les photographies elles-mêmes, patiemment glanées au fil des jours. De la même manière, Josef Koudelka a parcouru une décennie à photographier avant de donner forme à Exiles (1988), n’entreprenant que bien plus tard le long et exigeant travail d’édition.

Au fond, ce qui importe n’est pas la vitesse d’exécution, mais la fidélité à un projet, et le temps qu’on accepte de lui offrir. Car un projet ne mûrit qu’à cette condition. SynchroniCITÉ, réalisé en quatre ans, en est la preuve.

III. L’editing : construire une narration visuelle

L’édition en photographie est dérivée du terme anglais editing. Cela signifie l’art de sélectionner, trier, choisir. Ce travail permet de passer d’un ensemble d’images éparses à un corpus cohérent et pensé de photos en lien avec un projet spécifique. Pour éviter toute forme de confusion avec l’édition de livre qui renvoie au métier d’éditeur, j’utiliserai dans cet article le terme editing pour désigner la sélection des images.

Dans un projet photographique, qu’il s’agisse d’une série de photos publiée sur internet, d’un portfolio, d’un zine, d’une exposition ou d’un livre, l’editing est central. On peut très bien avoir un ensemble de photos et une idée géniale : si l’editing est mal réalisé, le projet perdra clairement de son intérêt. La force d’un projet ne repose pas que sur les images prises, mais sur la manière dont elles sont sélectionnées et mises en relation.

L’editing en photographie, c’est l’art de passer derrière les fourneaux. Si l’on choisit des ingrédients de piètre qualité ou que l’on tente des associations hasardeuses, le plat risque d’être fade, voire indigeste. À l’inverse, faire les bons choix techniques ne suffit pas : c’est en y insufflant votre touche personnelle, ce « sel » particulier, que la magie opère. L’editing est comme dans une recette de cuisine. Il est cet assaisonnement invisible, ce liant secret, ce geste unique qui sublime une simple matière première pour en faire une expérience sensorielle.

Encore une fois, mon témoignage est lié à mon expérience, à mes réflexions et à quelques lectures comme Concevoir un portfolio de photographie de Sylvie Hugues et Jean-Christophe Béchet et Concevoir son livre de photographie de Gildas Lepetit-Castel aux Éditions Eyrolles. Je ne propose ici aucune méthode, seulement une manière de faire, la mienne, parmi tant d’autres.

Lorsque je rentre de mes séances de photos de rue, je trie et traite les photos qui me semblent dignes d’intérêt. Dans 99% des cas, je photographie exclusivement en Raw. J’utilise Lightroom Classic pour traiter mes photos mais aussi pour les cataloguer. Ce logiciel est un outil de catalogage juste fantastique. J’utilise également les collections pour classer certaines de mes images par série.

Le gros travail d’editing ne se fera que beaucoup plus tard. Je crois qu’il est important de laisser décanter tout ça pour prendre de la distance avec ses photographies.

Pour mon projet SynchroniCITÉ, j’ai sélectionné environ 500 photos qui me semblaient être en cohérence avec la thématique. J’ai ensuite procédé à un premier tri pour n’en retenir que 200, que j’ai imprimées en petit format (10 x 15 cm).

L’importance du support papier me semble incontournable dans ce type de projet, car la finalité est bel et bien un livre, un objet qui engage le regard et le rapport physique aux images.

 

Un livre ne doit pas être le best of de ses meilleures photos, mais doit plutôt contenir des images qui fonctionnent bien ensemble, se répondent, dégagent une histoire cohérente et restent toujours au service de la narration visuelle.

Malgré le fait que j’étais très attaché sur le plan émotionnel à certaines photos, j’ai dû très rapidement les supprimer du projet car elles ne correspondaient pas du tout au sujet. On ne doit pas confondre le projet avec le genre photographique. Ce n’est pas parce que le projet fait partie de ce que l’on nomme la street photography, c’est-à-dire un genre photographique, qu’il doit se limiter à cela. Le genre est une catégorie, le projet est une œuvre. Prenons l’exemple de la peinture, le genre serait le portrait ou le paysage tandis que le projet serait une toile précise. Chaque tableau répond à une intention, une composition, une cohérence interne. Le genre donne un cadre mais le projet impose un style, une sensibilité et un sujet particulier. Ce n’est pas parce que Van Gogh peint un portrait qu’il ressemble à un portrait de Picasso. Ils ont tous les deux une sensibilité, une intention et un style différents.

J’ai construit le chemin de fer de mon livre en disposant toutes mes photos papier sur un même espace. J’ai ensuite commencé à établir des associations entre elles, en suivant une progression de lecture de gauche à droite.

Dans l’angle supérieur gauche se trouvent les premières images du livre. Elles jouent un rôle essentiel : capter l’attention du lecteur, le faire entrer dans l’histoire et lui donner envie de poursuivre la lecture.

J’ai passé trois mois à trier, associer et supprimer des photos. Je pouvais y consacrer entre deux et trois heures par jour. Lorsque je commençais à saturer ou que je manquais d’inspiration, je sortais de la pièce et vaquais à d’autres occupations avant d’y revenir plus tard.

Sur 200 photos, j’en ai retenu 69.

Une fois que le travail d’editing me semblait abouti, j’ai commencé à concevoir la maquette du livre sur InDesign. C’est à ce moment-là que j’ai fait appel à Valérie, la personne de confiance qui partage ma vie, pour avoir son avis. J’ai également montré mon projet à un ami pour avoir un retour extérieur. Ces deux personnes m’ont permis de prendre du recul sur mon travail et d’affiner mes choix grâce à leurs regards extérieurs.

Lorsque l’on travaille longtemps seul sur un projet, il nous manque bien souvent la distance nécessaire pour se mettre à la place des futurs lecteurs et évaluer si la narration visuelle fonctionne réellement comme on l’imagine.

IV. La mise en page : donner du rythme aux images

La mise en page est un travail de précision, une véritable orfèvrerie visuelle. Elle impose des choix cruciaux : la photo doit-elle s’étendre sur une pleine page ou se déployer en double ? Doit-elle s’isoler pour plus de force ou entrer en résonance avec une autre image ? Quel format servira le mieux le propos ? Et comment rythmer la lecture : faut-il intercaler des pages blanches pour offrir des respirations et, si oui, à quel moment précis ?

Au-delà de l’intérieur, la couverture représente un enjeu capital. Véritable porte d’entrée de l’ouvrage, elle doit accrocher le regard et susciter l’envie. Mais elle a aussi une autre vocation : c’est elle qui fait du livre un bel objet que l’on expose fièrement, transformant l’ouvrage en une pièce de collection que l’on aime laisser en vue sur une table ou une étagère.

J’avoue avoir buté sur chacune de ces interrogations. Au départ, j’ai avancé avec une approche très basique, d’autant que l’apprentissage du logiciel InDesign représentait déjà un défi en soi.

Rapidement, le constat s’est imposé : j’avais besoin d’un accompagnement, tant sur le plan technique que sur la dimension éditoriale de la maquette. Car ne nous y trompons pas : la mise en forme influence radicalement la lecture. Une mauvaise exécution peut réduire à néant tout le travail d’editing réalisé en amont.

C’est à cet instant précis que j’ai compris qu’un livre n’était pas l’œuvre d’une seule personne, mais l’aboutissement d’un précieux travail collaboratif.

Face à l’ampleur de la tâche, je me suis mis en quête d’un graphiste. Ma première piste m’a mené vers un professionnel du graphisme avec qui j’ai longuement échangé. Bien qu’il m’ait partagé quelques conseils pertinents, j’ai rapidement senti les limites de notre collaboration : son manque d’expérience spécifique dans l’univers complexe du livre photo m’a fait hésiter.

J’ai donc préféré décliner, conscient que mon projet exigeait une expertise plus pointue.

C’est alors qu’une nouvelle perspective s’est présentée : une maison d’édition est venue à ma rencontre. Leur proposition était séduisante : une prise en charge intégrale du projet, de la conception à la distribution en passant justement par le graphisme de la mise en page.

L’offre incluait également le volet financier, me libérant ainsi d’un poids logistique considérable. En contrepartie, la structure me proposait une rémunération à hauteur de 5 % sur les bénéfices des ventes.

Si cette option offrait le confort de l’accompagnement et la sécurité d’un label, elle soulevait aussi une question de fond : celle de la juste valeur de mon travail et de la liberté que je souhaitais conserver sur l’œuvre finale. Mon hésitation s’est transformée en certitude après avoir consulté les publications de cette maison d’édition : la qualité n’était pas au rendez-vous. Le choix du papier et la précision de l’impression couleur restaient bien en deçà de mes attentes. Pour un projet photographique où la matière et la fidélité des tons sont primordiales, ces faiblesses techniques étaient, à mes yeux, rédhibitoires.

Malgré les faiblesses techniques de leur catalogue, je reste reconnaissant de l’intérêt qu’ils ont porté à mon travail et de la confiance qu’ils m’ont témoignée.

En parallèle, j’ai sollicité plusieurs maisons d’édition renommées pour leur expertise en photographie. Le silence fut quasi général. Entre les refus et l’absence de réponse, le constat est devenu inévitable : tous les signaux convergeaient désormais vers l’autoédition.

Soyons honnêtes : en dehors de mon cercle local, ma notoriété reste confidentielle. Avec une seule exposition à mon actif et un premier livre en préparation, je fais figure de débutant. Or, le monde de l’édition traverse une crise profonde et préfère miser sur des signatures déjà établies. Dans ce contexte frileux, parier sur un artiste émergent est un risque que peu d’éditeurs sont prêts à prendre.

À la réflexion, l’autoédition s’imposait comme l’option de la liberté : celle de garder le contrôle total sur ma vision. Finalement, ce n’était peut-être pas un second choix, mais une véritable opportunité de protéger l’intégrité de mon travail.

En contrepartie, je devais endosser tous les rôles : trouver l’imprimeur idéal, dénicher le bon graphiste, assurer le financement et orchestrer la communication. Si la tâche s’annonçait colossale, elle n’en demeurait pas moins passionnante. C’était l’occasion unique de maîtriser chaque rouage de mon projet et de vivre une expérience aussi exigeante que formatrice.

Sur les conseils d’un ami photographe, je me suis tourné vers l’imprimerie Escourbiac, située à Graulhet, près de Toulouse. En découvrant cet atelier spécialisé dans les beaux livres, j’ai réalisé l’ampleur de leur savoir-faire : une expertise d’excellence, saluée à plusieurs reprises par le prestigieux prix du Cadrat d’Or, récompensant le meilleur imprimeur de France.

Comme nous le verrons par la suite, ma collaboration avec cette imprimerie a été déterminante à bien des égards. Au-delà du coût de fabrication, j’ai pu bénéficier de l’accompagnement d’un graphiste interne à l’équipe Escourbiac. Pour un investissement d’un peu plus de 1 000 euros, facturés en complément du devis d’impression, j’ai enfin trouvé l’expertise nécessaire pour structurer mon ouvrage.

V. La place du texte : un soutien à la lecture visuelle

L’intégration du texte a fait l’objet d’une réflexion approfondie dès la genèse du projet. Il m’a semblé essentiel d’ouvrir cet ouvrage par une introduction détaillant ma démarche : j’y expose les raisons qui m’ont poussée à explorer la thématique du hasard, tant dans la photographie de rue que, plus largement, au cœur de notre quotidien.

Afin d’offrir un regard croisé sur ce travail, j’ai sollicité Daniel Chambet-Ithier, qui a généreusement accepté d’en signer la préface.

La voix apporte une tout autre dimension au texte. Je vous invite à découvrir la préface à travers cette version audio, où l’interprétation de l’auteur lui-même donne une résonance particulière et intime à ses mots.

Pour accompagner cet ouvrage, il me tenait à cœur de solliciter un regard à la fois complice et éclairé. Acteur majeur de la vie culturelle en Alsace, Daniel Chambet-Ithier est aujourd’hui adjoint à la culture à la ville d’Oberhausbergen.

Bien connu du grand public pour son engagement artistique, il est notamment le metteur en scène et le producteur de la Revue Scoute, institution satirique dont il cultive l’esprit et l’impertinence depuis de nombreuses années. En tant qu’homme de théâtre, son regard éclaire ma pratique sous un jour nouveau. Il souligne avec finesse les ressorts de cette comédie urbaine qui se joue sous nos yeux : ce théâtre du quotidien où chaque passant devient acteur d’une scène improvisée par le hasard.

Je ne savais rien de ce qu’il allait écrire avant d’en découvrir les premiers mots ; son texte, à la fois facétieux et inspiré, m’a beaucoup touché et apporte à cet ouvrage un véritable supplément d’âme.

En fin de compte, la richesse de ce livre doit autant à la rigueur de sa sélection photographique qu’à ce travail collaboratif, où le croisement des regards et des talents transforme un projet individuel en une œuvre collective plus vaste.

Dans un livre photo, le texte occupe une place bien plus essentielle qu’il n’y paraît. Pour trouver la typographie idéale, j’ai mené une réflexion approfondie avec le graphiste Pascal Perron et John Briens, conseiller au sein de l’imprimerie Escourbiac.

Au-delà de la police, la mise en page a été pensée comme un jeu d’échos : nous avons choisi d’intercaler, ici et là, des pages colorées répondant subtilement aux nuances chromatiques des photographies en regard. De manière plus ponctuelle encore, quelques fragments de texte viennent ponctuer ce parcours, accompagnant le lecteur dans le fil de la narration visuelle.

Dans un livre photo, chaque détail est crucial, de la tranche (le dos) qui le rend identifiable en bibliothèque à la quatrième de couverture. Sur cette dernière, j’ai choisi d’intégrer le résumé ainsi que les mentions obligatoires comme l’ISBN et le prix. Mais au-delà de l’aspect informatif, ces éléments ont été travaillés pour s’intégrer harmonieusement à l’esthétique globale de l’ouvrage, faisant de chaque centimètre carré un prolongement de ma démarche.

Pour clore l’ouvrage, j’ai choisi de réunir en un index détaillé les légendes de chaque photographie. Rassemblées en fin d’ouvrage, ces informations permettent au lecteur de retrouver, pour chaque image, son ancrage précis : le nom de la rue, le jour et l’instant de la prise de vue, ainsi que la page où elle apparaît. J’ai fait ce choix afin de ne pas alourdir les photographies ni détourner le regard de l’essentiel, en laissant les images se déployer librement. J’ai conçu ces repères comme une archive du temps présent, afin que chaque cliché puisse un jour témoigner de notre époque et s’inscrire dans une mémoire historique commune.

Même l’emplacement et la typographie des numéros de page ont été pensés avec une attention particulière.

Pour conclure l’ouvrage, j’ai choisi d’y faire figurer des remerciements, en veillant à mentionner toutes les personnes qui m’ont soutenu lors de la campagne de financement participatif, sans lesquelles ce projet n’aurait pas pu voir le jour.
La dernière page présente également quelques informations relatives à l’imprimerie ayant réalisé l’ouvrage, ainsi qu’au type de papier utilisé.

Comme vous pouvez le voir, la place du texte dans un livre photographique est loin d’être anodine. Discret mais essentiel, il ne vient pas expliquer l’image, mais l’accompagner, en prolonger la lecture et en ouvrir de nouvelles perspectives. Pensé comme un écho aux photographies, il participe pleinement à l’expérience du regard, en tissant un lien sensible entre ce qui est montré et ce qui peut être compris, ressenti ou imaginé.

Evgen Bavcar est né

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Milsant
Milsant
14 jours il y a

Superbe texte qui représente très bien le cheminement de ce travail titanesque. Bravo et merci pour ce précieux partage !

Caré Marie-José
Caré Marie-José
14 jours il y a

Merci Fabrice pour toutes ces explications, je découvre encore d’autres choses dans ton livre. Tu as vraiment une grande facilité d’écriture.